Come back

Come back
Une future rentrée à l'école d'architecture de Bordeaux.
Un nouvel appart'.
Une nouvelle vie. Une longue vie.
Des projets, toujours des projets. Beaucoup de projets.
Des envies.
Des rêves.
Puis des soupirs.

Savoir dire merde aux problèmes.

Vouloir n'apporter que du bien, au risque de se récher la gueule sur le parvis de l'hosto.
Au moins les risques sont bien loin.

Putain de restrictions. Boulimie de désirs.

# Posté le samedi 02 août 2008 15:57

Texte en vrac.

Texte en vrac.
Entrevoir la lueur de leur c½ur, peu importe après tout. Laissons les fuir. Fuir les draps blancs souillés de sang. Demain aurait pu naître de ses cuisses, l'enfant de nos fouets assassins. Les mots saisissent les âmes, mais aucun corps ne résiste à la chair. Si nos enfants guérissent ces mots, alors enfin auront-ils compris. Leur couper alors les cheveux, raser la barbe au couteau, un peu de khôl autour des yeux, la braguette aérée, les bras attachés, leur montrer que tout est si simple. Préférer la porcelaine, prendre en compte la pérennité. Mais quelle pérennité au final ? Se faire violer à la sortie du lycée, se marier le c½ur broyé, donner l'hymen aux scalpels, puis travailler. Travailler encore, travailler en couche. On peut sans doute choisir le requiem. J'aimerai parfois nous aider. Mais les temps sont durs. Choisir l'appareil télévisé, les capotes contre bébé, ou les tartines beurrées... Vous n'y comprenez sans doute rien. Jamais je n'ai essayé de vous éclairer et puis que comprendre d'un monde si mélangé. Je sais juste qu'il faut aimer, aimez quoi vous me direz... Et pourquoi ne pas tout aimer ? Croyez vous, que seuls les amants des plaisirs du corps monopolisent la diffusion du « je t'aime » ? Plaignez vous toujours. Je ne vous envie pas. Prenez juste parfois le temps de tout poser.

Amen et je vous reverrez.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 13:04

toujours mettre un titre à la fin, encore faut il avoir une fin...

toujours mettre un titre à la fin, encore faut il avoir une fin...
Certes la fin n'est pas ici, à toute histoire nous sommes sûrs d'avoir moins connu un début. Un début si fort que la vie devient goûteuse comme les premières fraises du jardin. Colorées à souhaits, charnues comme ces enfants qui jaillissent des cuisses de leur mère. Puis cette senteur enhivrante, qui semble presque vous innonder dans un flacon d'eau parfumée.
Parfois je me dis que tous ces sens me pourrissent peut être trop la tête. Pourtant mon âme n'est pas envelopée, la dorure et la luxure ne sont pas pour moi. Savoir jouir de plaisirs simples, savoir cueillir le bonheur. Se dire que la vie s'apprécie au toucher. Sensibles, se mettre à tricoter, ramasser des gerbes de blé, recommencer, encore et encore. Parfois même, tomber.

Tout est à voir.
Tout est à revoir.

On ne vit que des fois, on ne vit qu'en soi. Ces palettes de couleurs selons lesquelles se déclinent nos tristesses et nos joies n'ont rien à envier à l'éclat du soleil, à la noirceur de la nuit. Se laisser guider par les sens, savoir s'aveugler et plonger sa tête dans l'eau glacée, pour ressortir un jour, le cerveau forgé, saignant de sentiments.

Dites leur, dites leur d'apprendre à vivre au delà des détours. Se purger tous les jours. Ne garder que l'amour des sens.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 09:07

...

...
Cheveux au vent _voyage de lien
La chair bouffée par l'acide de leurs lèvres
Prendre racine dans des tuyaux
Rêver au saut
Peiner à mourir
Lier le sang à la peau

Visage d'ange ou marge d'aigreur
Quand la maigreur devient horreur

Pédale à l'envie
Regrette leur soif

Demain j'achèterai un patch de vie.
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# Posté le vendredi 06 juin 2008 14:49

Modifié le vendredi 13 juin 2008 05:32

débilités nocturnes

Les jours passent, et tu ères. Tu ères au delà de la sphère. Les pieds mouillés par le flot de nos larmes jaillissantes. Alors que ton âme si pure ne désirait que la vie, le son des violons hurlait encore tes cuisses. La nuit ne dessine plus ces courbes. Ne rien comprendre à cette putain de partition, s'enhivrer du souflle de ton corps rampant. Boire ou vieillir ? Brûle la poussière déposée sur ses reins, dis lui que la vie ne s'achève pas au paradis, mais dans le hall de la cité. Manger des bonbons, les recracher par la trachée. Pousser des cris de délivrance. Avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher, avaler, recracher; Vous en voulez encore? Moi pas. Alors je mache, je mache, encore et encore à remplir ma gueule de toute cette merde. Se croire fort, alors que les braises chauffent davantage. Que ton corps lisse et soyeux pénètre les ombres effacées dun avenir incertain, encore.

Encore.




# Posté le mardi 29 avril 2008 00:29