Entrevoir la lueur de leur c½ur, peu importe après tout. Laissons les fuir. Fuir les draps blancs souillés de sang. Demain aurait pu naître de ses cuisses, l'enfant de nos fouets assassins. Les mots saisissent les âmes, mais aucun corps ne résiste à la chair. Si nos enfants guérissent ces mots, alors enfin auront-ils compris. Leur couper alors les cheveux, raser la barbe au couteau, un peu de khôl autour des yeux, la braguette aérée, les bras attachés, leur montrer que tout est si simple. Préférer la porcelaine, prendre en compte la pérennité. Mais quelle pérennité au final ? Se faire violer à la sortie du lycée, se marier le c½ur broyé, donner l'hymen aux scalpels, puis travailler. Travailler encore, travailler en couche. On peut sans doute choisir le requiem. J'aimerai parfois nous aider. Mais les temps sont durs. Choisir l'appareil télévisé, les capotes contre bébé, ou les tartines beurrées... Vous n'y comprenez sans doute rien. Jamais je n'ai essayé de vous éclairer et puis que comprendre d'un monde si mélangé. Je sais juste qu'il faut aimer, aimez quoi vous me direz... Et pourquoi ne pas tout aimer ? Croyez vous, que seuls les amants des plaisirs du corps monopolisent la diffusion du « je t'aime » ? Plaignez vous toujours. Je ne vous envie pas. Prenez juste parfois le temps de tout poser.
Amen et je vous reverrez.
Amen et je vous reverrez.
